« Virgile Enéide – Présenté par Robert Brasillach »

Communiqué des Éditions de la Reconquête (8 septembre 2010) :

www.editionsdelareconquete.com

ROBERT BRASILLACH

Nous sommes en train de classer et d’organiser dans notre nouveau siège les cinq mille volumes de notre bibliothèque dont Le Seigneur a bien voulu qu’ils nous suivent cachés dans des conteneurs de pneus venant d’Allemagne jusqu’à notre exil au Paraguay.

Nous en sommes maintenant aux livres dits de poche en Français destinés au grand public.

Quelle ne fut pas notre surprise, notre joie et notre émotion de découvrir un livre de poche portant sur la couverture « Virgile Enéide – Présenté par Robert Brasillach » sans autre mention. Livre publié au troisième trimestre 1967.

Si aujourd’hui la présence d’un texte de Robert Brasillach en annexe de n’importe quelle publication attire les foudres de l’universitaire, du critique littéraire comme du quidam, en ces temps si lointains Robert Brasillach était encore reconnu comme un intellectuel majeur de la culture française, et comme l’un des grands spécialistes du monde antique.

C’est part de notre travail que de lui restituer cette place.

(Cette préface à l’Enéide était extraite du texte Présence de Virgile – 1931. A noter également la publication- 1991 – chez Stock, collection Litterature poche, de Anthologie de la poésie grecque.)

Concision

Voici l’intégralité de la notice que Jacques Leclercq consacre à ce qu’il appelle « Amis de Robert Brasillach » dans les « Suppléments » de son ouvrage Droites conservatrices, nationale et ultras. Dictionnaire 2005-2010 ( »Compléments des notices de l’édition de 2008 et Suppléments) : « Association qui commémore sa mémoire, comme le 14 mars 2008 lors d’un dîner-débat parisien. »

Toutes les notices ne sont pas aussi concices que celle-ci, mais elle n’est pas la seule aussi imprécise.

Les bottes de Brasillach et les gros sabots de Moix

Je me souviens que l’un des premiers films dont j’ai dit du bien, au micro du « Libre journal du cinéma », fut Podium (1). C’est pourquoi je lis depuis les chroniques littéraires que Yann Moix publie dans Le Figaro. Lire est un bien grand mot. Je ne fais plus que les parcourir et finirai par les ignorer un de ces jours tant elles ne me semblent guère inspirées. J’ai lu cependant avec plus d’attention une tribune qu’il a donnée à la page « Opinions » du Figaro, le 18 août 2009 (p.19, « Une « utopie » pourrie »), car il y est question du remarquable réseau de salles Utopia. Yann Moix dénonce (le mot n’est pas trop fort) la présentation que la plaquette de programmes du cinéma Utopia d’Avignon fait du splendideTemps qu’il reste. C’est un admirable festival d’amalgame, de manichéisme, de police de la pensée que Yann Moix a produit là ! « Police juive de la pensée », avait écrit Annie Kriegel dans les mêmes colonnes (Le Figaro, 3 avril 1990), à propos de la loi Gayssot, si mes souvenirs sont bons. À coup sûr, Yann Moix la clouerait au pilori, puisqu’il n’accepte pas que l’on puisse parler de « milices juives », y compris à propos de celles qui s’occupèrent de l’expulsion de Palestiniens de leur terre en 1948, que montre Elia Suleiman dans son dernier film. Il s’agit à ses yeux d’un oxymore honteux, nécessitant comme il se doit l’emploi d’une jolie reductio ad hitlerum. Des juifs ayant été des victimes, ils ne pourraient y avoir de bourreaux juifs ? Mais a-t-on seulement le droit d’accoler les deux termes ? La suite, qui s’efforce d’assimiler l’antisionisme à de l’antisémitisme, selon une stratégie éculée mais de plus en plus utilisée et que d’aucuns essaient d’imposer par la loi, montre que Yann Moix veille pour que tout terme péjoratif à ses yeux ne puisse plus être accolé au mot juif.

Cela m’a rappelé que, parallèlement, la pensée correcte exige aussi qu’aucun terme jugé valorisant ne puisse jamais plus être utilisé à propos des « salauds », comme Yann Moix désigne les réprouvés de l’histoire. Quel terme plus valorisant que « victime » de nos jours ? Et quel « salaud » plus emblématique que Robert Brasillach ? Aussi, voici quelques années, un érudit du Sud-Ouest ayant osé écrire, dans une encyclopédie régionale, que Robert Brasillach, suite à ses errements idéologiques, fut l’une des « victimes » de l’Épuration avait-il provoqué une indignation quasi nationale… Au demeurant, Yann Moix choisit comme repoussoir Robert Brasillach – voyez comme le Monsieur est original. Le personnage est suffisamment honni pour qu’il ne soit pas nécessaire d’éprouver le moindre scrupule à écrire n’importe quoi à son sujet. Rapportant des propos d’Utopia scandaleux à ses yeux, Yann Moix écrit : « Ce n’est pas Robert Brasillach [qui a écrit cela], ou plutôt si : ce sont les Brasillach d’aujourd’hui. Ils ne se déguisent plus en officiers allemands, avec des bottes et des insignes ; ils portent des sandalettes et se parfument au patchouli, aiment la poterie et les bougies bio. » Habile moyen, sous couvert de métaphore, de reconduire la légende d’un Brasillach ayant revêtu l’uniforme allemand. Yann Moix aurait souhaité confirmer l’adage selon lequel « les clichés ont la vie dure » qu’il ne pourrait s’y prendre mieux !


Note :

(1) Film que je m’abstiens de revoir depuis de peur de comprendre l’étonnement que mes propos provoquèrent chez mes amis cinéphiles !

Emission de radio (1943) sur le massacre de Katyn

Un extrait audio où l’on peut entendre, vers la fin, la voix de Robert Brasillach. Un document insolite.

Le site des ARB fait peau neuve !

Bonjour à tous !

Le site de l’Association des Amis de Robert Brasillach a fait peau neuve.  D’ici quelques semaines, vous y retrouverez l’ensemble des archives de l’ancien site, ainsi que de toutes nouvelles rubriques au ton moderne.

A bientôt

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